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La sérénité retrouvée permettra de rétablir la simple vérité.

Message publié sur Facebook par Marielle de Sarnez

24 juin 2017

J’attendais ce moment depuis tellement longtemps !
En fait, depuis la fin des années 80.
Avant, il y avait eu l’élection de Valéry Giscard d’Estaing, qui aurait dû modifier durablement le paysage politique français, en le modernisant, en modifiant ses institutions, en apaisant les relations entre les différents courants de pensée.
J’avais vingt ans. Et j’y croyais.

Malheureusement, après l’espoir de son élection, les vieux réflexes, avaient rapidement repris leur place, la droite était devenue de plus en plus sectaire et la gauche de plus en plus idéologue. Retour à la case départ.
Et cela a duré des décennies.
Des décennies d’impuissance publique, de promesses jamais tenues, de défiance croissante entre les Français et leurs dirigeants.
Des décennies qui ont creusé les inégalités, fait dysfonctionner l’ascenseur social.
Des décennies qui ont empilé les mesures et perdu l’essentiel de vue.

Pendant toutes ces années, je n’ai jamais renoncé.
Malgré la dureté des temps, nous avons bataillé, nous avons tenu bon, nous avons résisté.
Parce que nous pensions qu’il y avait quelque chose de plus important que nous, que notre avenir, que nos carrières à conquérir.
Quelque chose qui donnait du sens à notre engagement et qui ressemblait à un idéal.

J’avais tellement espéré ce moment !
Ce moment où un jeune président allait se lever et emporter sur sa route tous les conservatismes et tous les préjugés.
Ce moment où il devenait enfin possible de réconcilier, rassembler le pays, y compris dans ses différences.

Le 7 mai dernier, Emmanuel Macron est devenu notre nouveau Président de la République française.
Depuis ce jour, il porte l’espoir qui est le mien que mon pays se transforme et fasse du bien à chacun de ses enfants.
Bien sûr, je savais que tout ne serait pas facile. Qu’il allait falloir beaucoup de boulot, beaucoup d’énergie, beaucoup de désintéressement, beaucoup de bienveillance et beaucoup de chance.
Mais j’étais heureuse de participer à cette magnifique aventure.
Le 17 mai, j’ai été nommée au gouvernement et je l’ai accepté avec bonheur.
Cette proposition m’avait été faite à deux reprises entre 2002 et 2007. Je l’avais refusée, ne me sentant pas en cohérence avec le projet présidentiel qui était alors incarné.
Cette fois-ci, c’était différent.
Je me sentais partie prenante de l’action à mener, si proche de l’inspiration qui guidait les pas du nouveau Président, reconnaissante de sa confiance, et heureuse d’agir à ses côtés pour réconcilier les Français avec l’idéal européen.
Ces dernières semaines auraient dû être les plus belles de ma vie politique.
Elles ont été les plus tristes.
Pour moi-même, pour tous ceux qui m’aiment et pour tous ceux qui n’avaient jamais imaginé, même aux pires moments de notre histoire politique, qu’un tel déferlement de malveillance puisse même exister.
Je me suis sentie meurtrie, abîmée.
Mes proches aussi, en particulier toutes celles et tous ceux qui ont travaillé avec moi toutes ces dernières années.
Et ces jours ont été bien tristes aussi pour François Bayrou. Toute une vie consacrée à élever toujours le débat, à croire au meilleur des hommes et au meilleur de la démocratie, fracassée d’un seul coup.

Mais j’ai confiance. Cet incroyable emballement médiatique finira par laisser place au discernement.
Et nous reviendrons, je le souhaite, dans un monde où les choses seront remises à leur place, et où la sérénité retrouvée permettra de rétablir la simple vérité. Je veux le dire à mes amis, à tous ceux qui croient en nous, malgré cet épisode douloureux : je ne renoncerai jamais, je ne cesserai jamais le combat.
Je continuerai d’avancer.
Parce que mon pays mérite que l’on s’engage pour lui.
Parce que je ne m’habituerai jamais aux injustices qui touchent mes concitoyens.
Parce que je veux continuer de servir le mieux possible mes compatriotes.
Parce que je veux porter au plus loin l’idéal qui m’anime depuis toujours d’un monde plus juste.
Et pour que les temps à venir soient ce qu’ils n’auraient jamais dû cesser d’être, des temps heureux !

Lire et commenter le texte sur la page Facebook de Marielle de Sarnez.

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1 Commentaire

Quoi penser d ‘ un dénonciateur qui répond à un interlocuteur qui lui suggere de porter plainte par
tweet : » Non c’est forclos et je suis complice du délit  » et ceci le 31 mai 2017 .Pourquoi l ‘ affaire à t elle été poursuivie par les médias ?ET surtout pourquoi a- t elle debouchee sur les dépaysé F BAYROU et M DE SARNEZ.
Il semblerait que Sylvie Goulard avait d ‘ autres raisons.

Par GERVOIS, le 25 juin, 2017