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Nous restons le mauvais élève mais c’est le peuple français qui aura la punition !

Lettre d’information de Marielle de Sarnez n°49 – février 2015

La réalité est là, et les faits sont têtus. Contrairement aux discours officiels, la France n’a toujours pas entrepris de véritables réformes de fond, et son déficit et sa dette demeurent dans le rouge. C’est ce que vient de nous rappeler la Commission européenne, exigeant de notre pays un effort sérieux de réduction de notre déficit avec un calendrier resserré, et la mise en œuvre d’un plan de réformes « ambitieux » pour le mois d’avril. Signe d’inquiétude supplémentaire, notre pays reste le seul grand pays de la zone euro à rester « sous surveillance », au moment où l’Italie et la Belgique échappent désormais aux critiques.

Le contrat de confiance réciproque que nous avons passé avec nos partenaires européens n’a pas été respecté. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour l’Europe car nous manquons ainsi au devoir de solidarité qui devrait s’imposer entre pays européens pour que les progrès des uns ne soient pas freinés par l’inertie des autres. Mais surtout parce que cela intervient au moment précis où nous aurions besoin de nous appuyer sur des fondamentaux sains pour renouer enfin avec la croissance et l’emploi en Europe.

Et, même si cela n’est malheureusement pas de nature à nous surprendre, ce n’est pas une bonne nouvelle pour la France. Cette incapacité à nous réformer, cela fait des décennies que nous y sommes confrontés, tous gouvernements confondus. Il est temps de nous interroger sur ce mal bien français. C’est une question d’état d’esprit, de confiance en soi, de volonté, de courage aussi. Et de ce point de vue là nos dirigeants n’ont pas été à la hauteur.

Mais c’est aussi une question politique. Notre manière de gouverner est dépassée. Elle ne nous permet pas d’agir. Nos institutions ne fonctionnent plus. Elles sont même devenues auto-bloquantes, interdisant la constitution de majorités larges permettant d’aller de l’avant sur quelques objectifs clairement identifiés et compréhensibles par tous. Il y a là le chemin vers des réformes qui ne coûtent rien, et demandent seulement du courage politique.

En tout état de cause, nous allons assister bientôt à un premier test grandeur nature de notre capacité à nous réformer. La France va devoir présenter au printemps un programme de réformes structurelles. La France va devoir présenter au printemps un programme de réformes structurelles. Je forme ici le vœu que gouvernement, et opposition, parviennent à s’entendre sur quelques changements de fond. Ce serait enfin une bonne nouvelle pour la France et pour l’Europe.

signatureMarielle

 

 

Source : http://lalettredemarielledesarnez.eu/newsletters/lettre-dinformation-n49-fevrier-2015/

Au sommaire de la lettre n°49 :

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