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Réforme des rythmes scolaires.

Mardi soir 9 avril, le maire de Louviers, Franck Martin, et la communauté d’agglomération Seine-Eure avaient organisé une conférence sur « l’enfant et les rythmes scolaires » dont le principal intervenant était Hubert Montagner, spécialiste reconnu du sujet.

 

  • La première partie de l’exposé était très intéressante car elle a permis de rappeler l’état des connaissances scientifiques des chronobiologistes. On sait avec certitude que :
    •  tout être humain vit selon un régime d’alternance entre le jour et la nuit, donc sur un rythme psycho-biologique basé sur une séquence veille-sommeil,
    • les phases de plus grande vigilance se situent le matin, entre 9h et 11h30, et l’après-midi entre 14h30 et 16h environ,
    • plus l’enfant est jeune, plus les phases de vigilance sont courtes,
    • la mesure de l’activité métabolique tend à démontrer que le bon moment pour la pratique sportive ou ludique se situe entre 16h et 20h.

Hubert Montagner a également insisté sur la nécessité, pour bien apprendre, que l’enfant soit porté par un milieu familial et social lui garantissant une sécurité affective et émotionnelle. Un enfant « sécure » est en capacité d’apprendre et de supporter le rythme actuel, alors que l’enfant « insécure » est pénalisé.Il a également rappelé l’importance des liens, de « l’imbrication » entre le temps familial, le temps scolaire et le temps péri-scolaire.

  • La deuxième partie pendant laquelle le conférencier a exposé quelques idées concrètes pour l’application de la réforme ne m’a cependant pas convaincue, tant les propositions m’ont semblé irréalistes et même parfois idéologues.Néanmoins, je retiens que la réduction du temps scolaire journalier va dans le sens d’un plus grand respect du rythme de nos enfants, et que, pour ce faire, il est impératif de rajouter une demie journée de classe supplémentaire.
    Mais je m’interroge aussi sur de nombreux points.

    • Tout d’abord, je n’oublie pas que, si le temps scolaire quotidien se réduira à la rentrée prochain ou à la suivante, nos enfants ne verront pas pour autant leurs journées s’alléger. Élaborer un temps périscolaire de qualité constitue un véritable défi pour nos collectivités territoriales. Comment vont-elles trouver les moyens (humains, logistiques et, bien sur, financiers) pour que le temps supplémentaire ne se réduise pas une simple garderie ? Les difficultés ne sont pas insurmontables mais elles sont réelles et importantes. Ce serait naïf de les ignorer.
    • Ensuite, je trouve illusoire d’imaginer que cette réforme, à elle seule, sera capable d’augmenter les chances de réussite des enfants dits « insécures ». Je reste très attachée à la notion de primauté éducative de la famille. Or, de nombreuses familles sont en difficultés sociales, économiques, en manque de repères dans une société en mutation… Quelles mesures sociales et éducatives accompagneront cette réforme ? Quelle aide à la parentalité les collectivités sauront-elles mettre en place ?
    • Enfin, je pense que, dans les municipalités qui ont choisi de reporter l’application de la réforme, il sera impératif d’impliquer l’ensemble de la communauté éducative et de mettre à profit le temps supplémentaire pour élaborer une véritable concertation, être à l’écoute des parents et des enseignants, bien appréhender les enjeux de cette réforme, et se montrer inventifs et courageux.

A Louviers, nous nous montrerons très vigilants et ne manquerons pas de prendre la parole pour exprimer les inquiétudes et attentes des parents.

 

Anne Terlez

Union citoyenne de Louviers

 

 

Image disponible sur Wikimedia Commons (Roulex 45)
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