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F Bayrou au Zenith le 25 mars 2012
 

Merci à tous !

MERCI aux 28144 électeurs de l’EURE qui ont fait confiance à François Bayrou dimanche dernier, nous rêvions de doubler ou tripler ce chiffre pour gagner la présidentielle, mais les résultats ne nous ont pas donné raison. Si le Président futur veut réussir, il sera pourtant obligé de prendre une bonne partie de notre programme sinon le pays ira à la faillite. Rendez-vous sur ce site où nous essaierons de faire le parallèle entre les décisions et nos préconisations, vos communications seront les bienvenues comme par le passé.

 Que s’est-il passé ?

 Je ne vais pas jouer au politicien un soir d’élection, capable d’essayer de prouver que son camp a gagné même s’il a perdu. Le résultat est décevant par rapport à l’ambition que nous avions de faire aussi bien et même mieux qu’en 2007. Nous avons perdu les électeurs peu convaincus par Ségolène Royal qui ont voté Hollande cette fois-ci, ils ne sont pas si nombreux que cela, nous avons perdu des électeurs qui, attirés par la nouveauté en 2007 ont été cette fois ci captés par Mélenchon. Les Français ont changé, autrefois captivés par le débat présidentiel dans la tradition républicaine, ils sont maintenant adeptes du zapping et nous avons sans doute trop misé sur l’approche intellectuelle en espérant que l’explication rationnelle les conduiraient vers la même conclusion que nous.

 Je pense que l’attitude du Président de la République qui espérait, par le discours sécuritaire musclé, capter à nouveau le vote de droite extrême a surtout exaspéré ceux qui avaient cru en lui et qui chaque jour entendent dans nos campagnes parler de cambriolages , ressentent un sentiment d’insécurité et sont choqués par des lois de protection sociale parfois détournées de leur but initial. Ceux-là ont voté Le Pen.

 Paradoxe de l’histoire récente : l’UMP a tout fait pour nous discréditer, y est arrivée en partie et regrette amèrement aujourd’hui de n’avoir plus dans nos rangs une réserve suffisante pour passer le deuxième tour avec succès. Ce n’est pas en nous courtisant sur les 15 derniers jours qu’ils ont pu faire revenir vers nous des électeurs qu’ils avaient précédemment détournés à grands renforts d’outrance (souvenez-vous, nous étions des anti-sarkozistes primaires, souvenez-vous d’un débat avec Arlette Chabot totalement prémédité). Et puis reconnaissons que notre parti a fait des erreurs aussi au long du chemin.

 

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