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Dossier : La politique de la Ville.

Depuis l’installation du siège de l’agglomération en plein cœur de La Madeleine, fruit de la volonté politique d’un homme, Jean Louis Debré, c’est bien la première fois que les habitants de ces mêmes quartiers (entre 75 et 80) s’invitent inopinément à un conseil communautaire et en bouscule ainsi l’ordre du jour.

Retour en arrière sur les raisons d’une telle mobilisation et que le MoDem local avait déjà identifié en amont de la campagne des municipales à Evreux en 2007.

 Le mouvement de protestation tient au fait que la politique de la ville – qui consiste à réduire les inégalités de territoire, sociales, économiques et urbaines, entre des quartiers dits fragiles ou sensibles et le reste de la commune – ne remplit pas, selon les protestataires, ce pour quoi elle est destinée.

Qu’en est-il vraiment ? Il appartient aux pouvoirs publics, en particulier l’État et la collectivité concernée, d’injecter des moyens humains matériels et financiers supplémentaires, notamment à travers un engagement contractuel (le Contrat Urbain de Cohésion Sociale-CUCS) en vue de rompre les déséquilibres.

Pour faire court, ce contrat signé entre l’État et l’Agglo permet de cibler et concentrer des moyens sur les quartiers en difficultés d’Évreux que sont La Madeleine, Nétreville et le Clos au Duc.

Or, ils semblent d’après les acteurs de ce mouvement que la politique de la Ville, compétence obligatoire de l’agglomération, est dévoyée et dans l’esprit et plus grave dans la lettre… Les acteurs du mouvement contestent la dispersion et même le saupoudrage des subventions sur l’ensemble du territoire communautaire et non plus sur les seuls quartiers d’Évreux. Ils estiment, sur la base des différentes délibérations, à 55 % le volume des subventions (soit plus de 148 000 €) à destination des sites hors politique de la Ville. Ce sont ainsi toutes les actions qui concernent le mieux vivre ensemble à travers la vie éducative, l’emploi, la santé, la prévention, la citoyenneté (…) qui sont amputés pour partie. Vidé de ses objectifs, il apparait en effet que la politique de la Ville perd son sens et par voie de conséquence, son utilité.

La Madeleine d'Evreux

Si tel est le cas, le Mouvement démocrate ébroïcien, à son tour, ne peut que regretter la dilution des crédits vers des territoires qui doivent se tourner davantage vers le droit commun plutôt que puiser dans les crédits fléchés et dédiés aux habitants des quartiers prioritaires. Une situation que nous avions dénoncé au sein même de notre projet municipal en 2007. Nous sommes heureux de constater que des hommes et des femmes bousculent les certitudes de nos élus et réclament des comptes sur la manière dont l’argent public est dépensé… ; Il n’est pas seulement question, en ce qui nous concernent, de justice ou d’équité sociale mais surtout d’inscrire ces quartiers dans une dynamique de nivellement par le haut dans une logique de cohérence territoriale.

Driss ETTAZAOUI

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