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Strange sign par Xavier Buaillon, 1993. photo sous licence creative commons disponible sur Flickr.com
 

Quotient familial – équation familiale!

La semaine dernière, François Hollande annonçait qu’il souhaitait la suppression du quotient familial pour le remplacer par un système de crédit d’impôt. En attendant cela, je n’ai pu m’empêcher de penser : « pourquoi faire simple, quand on peut faire compliqué ».

Le quotient familial a été créé juste après la seconde guerre mondiale dans le cadre d’une politique nataliste. Rappelons que la politique familiale de la France poursuit plusieurs objectifs qui sont entre autres :

– préserver une dynamique démographique : le taux de natalité d’un pays est un des signes de sa vitalité et de son espérance en l’avenir !

– Assurer la compensation de la charge de famille : l’éducation d’un enfant représente une charge financière dont on pense qu’elle doit être compensée pour partie dans la mesure où l’enfant d’aujourd’hui sera l’adulte de demain qui participera à la construction de notre pays

– permettre la conciliation entre la vie professionnelle et la vie familiale.

Cette politique porte ses fruits : la France présentait en 2010 le taux de fécondité le plus élevé d’Europe derrière l’Irlande (2,01% enfants par femme). Bien que ce taux soit en dessous du seuil de renouvellement des générations, c’est un élément important pour un pays qui prétend préserver son système de retraites par répartition !
A titre d’exemple, l’Allemagne, dont le taux de fécondité est bien inférieur à celui de la France, voit sa population diminuer depuis plusieurs années. Les projections démographiques indiquent même que d’ici une quarantaine d’années, notre voisin d’outre Rhin sera moins peuplé que la France, ce qui ne sera pas sans avoir des conséquences économiques importantes.

Le quotient familial participe de cette politique familiale. On ne peut le remettre en cause, comme vient de le faire François Hollande, sans remettre en cause du même coup la vitalité démographique de notre pays.

A mon sens, il n’est pas possible, grâce à une réforme du quotient familial, de poursuivre deux buts (une politique nataliste et une politique redistributrive) comme le laisse entendre le candidat PS.

Je partage la conviction qu’il faut aider davantage les familles les plus en difficulté. Je crois même qu’il y a urgence en la matière, compte tenu du fait que les allocations familiales ne sont plus indexées à la croissance selon la décision récente du gouvernement ! Mais il faut alors reconsidérer le montant des prestations sociales et non pas réformer le quotient familial.

Pour poursuivre cette réflexion, je vous invite à :

– regarder la réaction de François Bayrou à la proposition de François Hollande (http://www.dailymotion.com/video/xnmgkx_reaction-de-francois-bayrou-sur-le-quotient-familial_news)

– lire l’article écrit dans la Tribune par Henri Sterdinyak, directeur du département Economie de la mondialisation à l’Observatoire français des conjonctures économiques (http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20120116trib000678216/pour-defendre-le-quotient-familial.html)

AT

 

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